TREFLE ROUGE / HOUBLON
«Un complément alimentaire destiné aux Séniors : Hommes et femmes»
Ingrédients : Extrait sec de houblon, extrait sec de trèfle rouge, vitamine B6, vitamine B9, gélule végétale.
TREFLE ROUGE / HOUBLON se présente sous la forme d’une boîte de 90 gélules de 375 mg
Le Houblon :
Nom scientifique : Humulus lupulus L.
Description : plante Herbacée vivace, dioïque, atteignant de 3 à 6 m de hauteur, volubile. Les feuilles, stipulées à poils rudes, possèdent de longs pétioles et sont grossièrement dentelées et nettement divisées en 3 à 7 lobes. Les pieds mâles portent de petites fleurs en grappes de cymes avec 5 étamines dressées, entourées d’un périanthe. Les fleurs femelles sont réunies formant des grappes allongées (cônes), composées de bractées foliacées. Le fruit est un akène masqué par les écailles accrescentes.
Origine : le houblon est actuellement exclusivement produit dans les houblonnières de nombreux pays à climat tempéré (Europe occidentale : Alsace par exemple).
Partie utilisée : le cône de houblon
Composition chimique : Le houblon est constitué de substances amères présentes dans la résine (cônes 15 à 30% ; glandes 50 à 80%). La fraction soluble est constituée d’humulone et de lupulone.
Cette plante contient également une huile essentielle (min. 0.3% selon la Pharmacopée française).
Utilisation traditionnelle : les infusions de cônes de houblon sont employées comme amer et stomachique pour stimuler l’appétit et accroître les sécrétions stomacales. En médecine traditionnelle, les infusés servent en usage externe au traitement des enflures et des plaies, et par voie interne aux inflammations vésiculaires. L’extrait est souvent employé comme sédatif en mélange avec d’autres drogues pour lutter contre l’instabilité, l’hyperexcitabilité, les insomnies d’ordre nerveuse et les états de stress.
Activité hormonale du houblon :
Le houblon fait partie des plantes contenant des composés naturels appelés phytoestrogènes. Selon le Dr Milligan de Londres, le composant du houblon présentant la plus forte activité oestrogénique est la 8-prénylnaringénine.
Cette molécule est capable d’entrer en compétition avec l’oestradiol sur les récepteurs des oestrogènes α et β (Milligan et al, 2000).
Ses composants phytoestrogéniques sont également capables d’induire l’activité de la phosphatase alcaline et de réguler l’expression de l’ARNm du récepteur de la progestérone (Liu et al, 2001). Cette molécule a montré des effets délétères sur les cellules cancéreuses correspondant à ceux de l’oestradiol (Rong et al, 2001). Une étude récente a montré également des effets bénéfiques sur l’angiogenèse (Pepper et al, 2004).
Effets sur les symptômes de la ménopause :
Des études scientifiques ont mis en évidence la capacité du houblon à diminuer les troubles dus à la diminution de production d’œstrogène (tels que les insomnies, les bouffées de chaleur…) cela, grâce à son activité mimant celle des oestrogènes.
Effet sur le métabolisme osseux :
En raison de la chute des oestrogènes lors de la ménopause, la densité osseuse diminue progressivement, ce qui favorise l’apparition de l’ostéoporose. Divers études scientifiques indiquent que la consommation de plantes contenant des phytoestrogènes, dont le houblon, pourrait contribuer à limiter cette diminution de la densité osseuse. In vitro, les phytoestrogènes auraient des effets similaires à l’ipriflavone en ce qui concerne le maintien de la densité osseuse (Humfrey, 1998).
Par ailleurs, une équipe de chercheurs a réussi à isoler les deux composés ayant une forte capacité à inhiber cette résorption osseuse : le xanthohumol et l’humulone (Tobe et al, 1997 ; Honma et al, 1998).
Action sédative du houblon :
Traditionnellement, le houblon est utilisé pour favoriser le sommeil. Une étude clinique a été réalisée chez des patients souffrant de troubles du sommeil. Ils ont suivi un traitement à base de houblon et de valériane. Cette préparation s’est avérée être une alternative efficace aux benzodiazépines pour traiter des troubles du sommeil non chroniques et non psychiatriques (Schmitz et al, 1998). Cependant, le composant du houblon présentant cette activité soporifique n’a pas encore été mis en évidence (Hansel et al, 1980).
Action antioxydante :
Les cônes de houblon contiennent jusqu’à 5% du poids sec des tanins polyphénoliques : les proanthocyanidines. On les retrouve également dans la bière. Ces molécules présentent une forte activité antioxydante car elles inhibent l’activité de l’oxyde nitrique neuronale synthase. Elles semblent être plus efficaces que l’acide ascorbique et l’alpha tocophérol (Stevens et al, 2002).
Le Trèfle Rouge :
Le trèfle rouge (Trifolium pratense) est une plante vivace, élevée de 20 à 40 cm, à racine pivotante, à pérennité courte (1 à 3 ans) et très répandue. Le trèfle rouge est véritablement cultivé en Europe que depuis 2 siècles.
Le trèfle rouge est une espèce commune dans les prés de fauche, les bords de chemins, les champs à sols argileux et frais. Le trèfle rouge s'élève jusqu'à 1500 m. Les folioles des feuilles du trèfle rouge sont souvent ornées d’un motif blanc en forme de croissant. D'autres noms pour le trèfle rouge sont trèfle des prés, trèfle violet, trèfle commun. Le trèfle rouge dérive son nom en partie de ses fleurs, qui sont parfumées et peuvent s'étendre en couleurs de blanc à rouge foncé.
Comme toutes les légumineuses, le trèfle blanc fixe l'azote atmosphérique, ce qui est tout aussi profitable qu'aux plantes avoisinantes. Le trèfle rouge constitue une importante plante de pâturage et de fourrage pour les animaux d'élevage.
Propriétés biologiques :
Le trèfle rouge, qui est riche en isoflavones, possède une activité de type oestrogénique. Des chercheurs ont émis l'hypothèse qu'un extrait de trèfle rouge pourrait aider les femmes ménopausées à contrer certains inconvénients liés à la ménopause, tout comme le fait l'hormonothérapie de remplacement.
Activité phytoestrogénique :
Le trèfle rouge contient des phytoestrogènes, plus précisément des isoflavones dont la génistéïne, la daïdzéine, la biochanine et la formononetine. Ils représentent 1 à 2,5% du poids sec (Saloniemi et al, 1995). Ces composés font preuve d’une activité oestrogénique chez des rattes ovariectomisées (Burdette et al, 2002).
L’extrait de trèfle rouge a une liaison compétitive avec les récepteurs α et β aux oestrogènes in vitro (Liu et al, 2001).
Le trèfle rouge possède également une activité progestative. Il est capable de se lier au récepteur de la progestérone (Zava et al, 1998).
Augmentation du taux des HDL :
Un essai réalisé sur 46 femmes ménopausées soumises à un traitement de 6 mois d’isoflavones de trèfle rouge a permis de mettre en évidence une augmentation du taux de HDL de 15 à 28% selon les doses administrées (Clifton-Bligh et al, 2001).
Action sur le système cardiovasculaire :
Chez les femmes post-ménopausées, les isoflavones de trèfle rouge enrichies en formoméline réduisent les rigidités artérielles et la résistance vasculaire mais n’a pas d’effet sur la pression sanguine (Teede et al, 2003).
Une autre étude menée auprès de 17 femmes dans un centre de recherche de Melbourne, a montré qu'un extrait de trèfle rouge (40 mg ou 80 mg d'isoflavones par jour) pouvait contrer la tendance des vaisseaux artériels à perdre leur élasticité après la ménopause.
Amélioration de la densité osseuse :
Il semble que la prise quotidienne de 57 mg d’isoflavones permet d’améliorer de plus de 4% la densité osseuse des femmes ménopausées victimes d’ostéoporose (Clifton-Bligh et al, 2001).
Action antioxydante :
La génistéïne contenue dans l’extrait de trèfle rouge est un composé capable d’apporter une protection contre les dommages oxydatifs induits par les radiations UV, à la fois in vitro et après administration dans l’alimentation. Elle peut réduire l’œdème inflammatoire résultant de l’exposition des souris aux rayons UV.
Action bénéfique chez l’homme :
Selon les résultats d’un essai mené par Nestel en 2005, il se pourrait que l’action hypolipidémiante des isoflavones du trèfle rouge (Trifolium pratense) soit plus marquée chez les hommes que chez les femmes.
Dans un essai clinique avec placebo mené auprès de 46 hommes et de 36 femmes ménopausées (tous étaient âgés de 58 ans en moyenne), des chercheurs australiens ont mesuré les effets de deux extraits de trèfle rouge sur les taux de lipides sanguins. Le premier extrait renfermait surtout de la biochanine, précurseur de l’isoflavone génistéine, tandis que le second était normalisé de manière à ce que domine la formononétine, précurseur de l’isoflavone daidzéine.
Les résultats indiquent que seul l’extrait riche en biochanine a entraîné une diminution significative des taux sanguins de bêtalipoprotéines (LDL ou « mauvais cholestérol ») et que cette action hypolipidémiante n’était manifeste que chez les hommes.
Selon les chercheurs, les différences observées quant à l’action des deux principaux isoflavones du trèfle rouge (biochanine et formononétine) et quant à leurs effets suivant le sexe pourraient expliquer que les études précédentes dans ce domaine aient donné des résultats variables. Dans la majorité des essais, on a employé des extraits renfermant des isoflavones mixtes. En outre, les sujets étaient généralement des femmes. Bien que l’action hypolipidémiante des isoflavones du soya ait été démontrée, celle des isoflavones du trèfle rouge demeure incertaine et les essais menés à ce jour ont donné des résultats contradictoires.
On pense que la biochanine pourrait agir sur les récepteurs physiologiques des bêtalipoprotéines, ce qui expliquerait ses effets hypolipidémiants. On ignore encore le mécanisme par lequel cet isoflavone exercerait une telle action de même que les raisons pour lesquelles ses effets seraient plus marqués chez les hommes que chez les femmes.
Quoi qu’il en soit, ces résultats n’ont qu’une valeur indicative et demandent à être vérifiés au cours d’autres essais cliniques portant sur un plus grand nombre de sujets.
Vitamine B6 :
La vitamine B6 existe sous 3 formes : pyridoxine, pyridoxal, pyridoxamine.
La pyridoxine est la forme la plus utilisée. La vitamine B6 est un puissant antioxydant, qui contribue à débarrasser l’organisme des substances toxiques que nous absorbons.
Cette vitamine intervient aussi dans le métabolisme des acides aminés et permet la synthèse des neuromédiateurs, ces molécules qui relient les éléments du système nerveux et sont essentielles à la formation des pensées, des émotions et de la coordination. Un déficit en vitamine B6 peut donc entraîner des troubles du système nerveux. La vitamine B6 joue également un rôle important dans la conversion du glycogène en glucose et la fourniture d’énergie à l’organisme
Action sur le système cardiovasculaire :
Les résultats d'une étude épidémiologique américaine de grande envergure (Nurses’ Health Study, 80 000 femmes) indiquent que les femmes qui consomment, en suppléments ou dans leur alimentation, des quantités de vitamine B6 (moyenne de 4,6 mg/jour) et de vitamine B9 (moyenne de 696 µg/jour) supérieures aux apports nutritionnels recommandés (1,6 mg/jour et 400 µg/jour respectivement) ont un risque réduit de souffrir de maladie cardiovasculaire par rapport à celles qui en consomment peu. Les auteurs de deux études cas contrôle ont également établi un lien entre un haut taux de vitamine B6 dans le sang et un risque réduit de maladies cardiovasculaires.
On utilise aussi le trio B6-B9-B12 pour faire baisser le taux d’homocystéine dans le sang, car un taux élevé de cet acide aminé est relié à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.
Vitamine B9 :
La vitamine B9 ou acide folique participe au métabolisme des protéines (acides aminés) et à celui du matériel génétique (ADN et ARN) ce qui justifie son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Il est également impliqué dans la synthèse de neuromédiateurs qui jouent un rôle fondamental dans le métabolisme du cerveau et des nerfs.
Ainsi, une carence en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).
Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. Malheureusement, ces cas de carence en acide folique ne sont pas isolés dans nos pays industrialisés. En France, environ 30% des femmes en âge de procréer présentent un risque (élevé ou modéré) de carence en acide folique et environ 800 grossesses sont atteintes d'anomalies par an. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à toutes les femmes de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.
L'implication de la carence en acide folique dans le développement des maladies cardiovasculaires renforce la nécessité de maintenir des apports adéquats en cette vitamine. En effet, l'augmentation, même légère, du taux d'homocystéine (molécule qui s'accumule dans des situations de carence en acide folique) dans le sang (>10 µmol/L) constitue un facteur indépendant de risque de maladies cardiovasculaires.
Les apports conseillés en acide folique chez l'adulte ont donc été définis de manière à minimiser les risques au cours de la grossesse et les risques cardiovasculaires.
| Tranche d'âge | Apports nutritionnels conseillés (µg/jour) |
| Nourrissons | 70 |
| Enfants 1-3 ans | 100 |
| Enfants 4-6 ans | 150 |
| Enfants 7-9 ans | 200 |
| Enfants 10-12 ans | 250 |
| Adolescents 13-15 ans | 300 |
| Adolescents 16-19 ans et hommes adultes | 330 |
| Adolescentes 16-19 ans et femmes adultes | 300 |
| Femmes enceintes et allaitantes | 400 |
Compte tenu de notre mode alimentaire, la plus grande part de l'acide folique que nous ingérons est apportée par les légumes verts et les fruits. Les fromages, les œufs, le foie et ses dérivés (pâtés), les graines et leurs dérivés constituent également de bonnes sources. Enfin, une consommation régulière d'aliments à faible teneur en acide folique (pain, pomme de terre) peut contribuer à l'apport global.
Action sur le système cardiovasculaire :
Jane Durga et son équipe du département de Nutrition humaine de l’université de Wageningen ont recruté 818 personnes âgées de 50 à 70 ans à qui ils ont donné pendant 3 ans soit 800 microgrammes de vitamine B9 soit un placebo. La vitamine B9 (ou acide folique sous sa forme synthétique) est surtout connue pour ses effets protecteurs contre les malformations du tube neural chez les embryons (lire monographie). Mais elle fait bien plus. En baissant le taux sanguin d’homocystéine (un acide aminé qui, lorsqu’il est trop abondante dans le sang, augmente les risques cardiovasculaires), elle permet aussi de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires et d’améliorer les performances intellectuelles des personnes âgées.
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Bibliographie:
Houblon:
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