CEANOFEMME

 
Céanofemme est un mélange d’isoflavones de soja, de yam, de houblon, de polyphénols de thé vert et de rhodiola. Céanofemme contient également de l’iode issu de l’algue Laminaria digitata.

 
Ingrédients : Extrait sec de soja (titré à 20% isoflavones) ; extrait sec de yam ; extrait sec de houblon ; extrait sec de rhodiola ; extrait sec de thé vert et extrait sec de Laminaria digitata, gélule végétale.
 
CEANOFEMME se présente sous la forme d’une boîte de 90 gélules de 535 mg chacune
 
 
 

Les isoflavones de soja :

 
 
Les isoflavones de soja dites phytoestrogènes sont des substances phytochimiques douées d’activités agonistes ou antagonistes des œstrogènes. Les teneurs les plus élevées en isoflavones sont rencontrées dans les graines de soja. Dans les aliments et produits dérivés du soja, il existe une grande variabilité de composition en isoflavones issues de 3 aglycones (génistéïne, daidzéïne et glycitéïne) sous forme libres ou sous forme de glucosides.
 
Par leur structure, les isoflavones ressemblent aux oestrogènes humains. Cependant, leur activité est plus faible : de 100 à 1000 fois moins importante que l’estradiol. L’intérêt des isoflavones s’est développé à partir de données épidémiologiques faites chez les femmes asiatiques chez qui le taux de cancers du sein est plus faible que chez les femmes nord américaines.
 
En effet, les valeurs moyennes estimées des apports alimentaires en isoflavones chez les populations asiatiques sont de l’ordre de 11 à 40 mg par jour exprimés en aglycones totales. Chez les populations occidentales, les apports en isoflavones sont généralement inférieurs à 2 mg par jour. Hormis chez les végétariens consommateurs de soja pour lesquels les apports sont estimés à 14.8 mg par jour.
Plusieurs études se sont alors intéressées au rôle protecteur du soja et de ses dérivés.
 
 
 
 

Métabolisme et biodisponibilité :

 
 
Le métabolisme des isoflavones dépend essentiellement de leur forme chimique. Les aglycones sont plus facilement absorbés et davantage biodisponibles que les formes conjuguées.
 
Après ingestion, les formes acétyles et malonyles sont métabolisées en glucosides qui sont ensuite hydrolysées par les bactéries dans le gros intestin. Les aglycones libérés sont absorbés puis conjugués au niveau du foie pour suivre un cycle entérohépatique. Les formes glucuronidées représentent 90% des isoflavones circulantes, considérées comme biologiquement inactives, contrairement aux formes libres et sulfatées. Alternativement, la daidzéïne peut être métabolisée en équol par la microflore résidente du tractus gastro-intestinal.
 
Le métabolisme des isoflavones dépend de nombreux facteurs tels que l’âge, le sexe, la flore intestinale, le régime alimentaire et le groupe ethnique.
 
 

Propriétés biologiques :


Une action endocrine :

 
Du fait de la similitude structurale avec les oestrogènes, l’action des isoflavones sur les fonctions endocrines a fait l’objet de nombreuses études. Chez les femmes en pré-ménopause avec une consommation journalière 45 mg d’isoflavones, on a observé une augmentation de la longueur de la phase folliculaire et des concentrations en oestradiol, un retard de la menstruation et une réduction de la montée des hormones (LH et FSH) en milieu de cycle. Mêmes observations avec des apports de 23 à 45 mg par jour d’isoflavones mais sans modification du taux plasmatique d’œstradiol.
 
 
 

Diminution des bouffées de chaleur :

 
Un grand nombre d’études scientifiques et cliniques ont confirmé l’activité phyto-oestrogénique des isoflavones de soja. Une étude en double aveugle a été réalisée sur un groupe de 80 femmes ménopausées âgées 45 à 55 ans recevant 100 mg d’isoflavones de soja par jour pendant 4 mois. L’indice de Kupperman a été utilisé pour évaluer les symptômes ménopausiques au terme des 4 mois. Les résultats montrent une amélioration des troubles liés à la ménopause par rapport au placebo (Han et al, 2002).
 
Une étude menée en double aveugle sur 75 personnes souffrant de bouffées de chaleur a montré que l’ingestion d’extraits d’isoflavones de soja (environ 70 mg de génistéine et daidzéine par jour) diminuait le nombre des bouffées de chaleur par 24h. Au bout de 8 semaines, on remarque une réduction de 51% du nombre de bouffées de chaleur (Faure et al, 2002).
 
 

Mode d’action :

 
L’activité anti-oestrogénique semble faire intervenir le récepteur b des oestrogènes. Les capacités oestrogéniques sont liées à la présence sur les molécules d’un noyau phénol se superposant au cycle de l’œstradiol. Les phytoestrogènes apparaissent comme des oestrogènes faibles avec une affinité pour le récepteur de l’œstradiol de 100 à 1000 fois plus faible que le ligand naturel.
 
 

Action sur le métabolisme osseux :

 
Selon une étude, les factures ostéoporotiques sont plus faibles chez les femmes japonaises que les femmes nord américaines (Aldercreutz et al, 2002). Plusieurs essais cliniques de courte durée (3 à 6 mois) incluant de 23 à 187 femmes ménopausées ont montré un effet significatif des isoflavones sur la densité osseuse avec une légère augmentation de la densité osseuse radiale ou des lombaire ainsi qu’une baisse significative des marqueurs de la résorption osseuse (Warren, 2002).
 
 

Conseils d’utilisation :

 
Il est souhaitable de consommer entre 15 à 30 mg par jour d’isoflavones. Une consommation supérieure de l’ordre de 65 à 70 mg nécessiterait un contrôle et même mieux un suivi médical. Actuellement, il est recommandé de ne pas supplémenter les nourrissons, les femmes enceintes ou allaitantes, ni les femmes présentant un risque ou ayant eu un cancer hormono-dépendant (sein, utérus).
 
 

Alternative naturelle :

 
L’indication des phytoestrogènes concerne le traitement des bouffées de chaleur pendant ou après la ménopause, chez les femmes ne souhaitant pas ou ne supportant pas un traitement hormonal substitutif (THS) classique contenant des oestrogènes, par exemple, en raison de métrorragies ou de problèmes de poids.
 
 
 

Le Yam :

 
Noms communs : igname sauvage, dioscorée.
Nom botanique : Dioscorea villosa
Famille : Dioscoréacées.
Parties utilisées : racine et rhizome séchés.
Habitat et origine : plante vivace rampante qu'on trouve à l'état sauvage, surtout dans le centre de l'Amérique du Nord et au Mexique.
 
Plusieurs variétés sont cultivées pour leurs tubercules comestibles. Les patates douces qu'on trouve dans le commerce (yam en anglais) dans les pays occidentaux n'appartiennent pas à la même famille botanique.
 

Utilisation :

 
Dans les années 1940, la plante a suscité beaucoup d'intérêt lorsque Russell Marker a découvert qu'elle était riche en diosgénine et en dioscine, des composés qu'il pouvait assez facilement transformer en DHEA, en progestérone et en oestrogène, des hormones qui, à l'époque, étaient très difficiles à produire.
 
 

Propriétés biologiques :

 

Activité hormonale :

 
La racine de yam sauvage renferme de la diosgénine, un précurseur naturel de la progestérone (Komesaroff et al, 2001). Cette plante a aussi montré une activité anti-oestrogénique (Rosenberg et al, 2001).
 
 

Activité antioxydante :

 
Les mucilages des tubercules de yam ont démontré une activité antioxydante in vitro (Hou et al, 2002).
 
Action sur le vieillissement et profil lipidique :
 
Les suppléments à base de yam sont souvent préconisés pour favoriser la synthèse de DHEA, stéroïde dont la synthèse diminue avec l’âge. Des sujets âgés de 65 à 82 ans ont reçu une supplémentation en yam pendant 3 semaines. Leur niveau sanguin de DHEA n’a pas augmenté, en revanche, ce traitement a permis de réduire la peroxydation lipidique, le taux de triglycérides et augmente le bon cholestérol HDL (Araghinikman et al, 1996).
 
 

La Rhodiola :

Nom botanique : Rhodiola rosea,
Famille : Crassulacées.
Partie(s) utilisée(s) : les rhizomes.
Habitat et origine : plante vivace qui affectionne les sols des régions froides de l'Asie, de la Sibérie, de la
Scandinavie et de l'Amérique du Nord.
 
 

Propriétés biologiques :

 

Aménorrhée et infertilité :

 
Au cours d'une étude sans groupe placebo, des chercheurs russes ont rapporté que la rhodiole avait eu pour effet de faire réapparaître des menstruations normales chez 25 des 40 femmes souffrant d'aménorrhée. Les règles sont revenues au bout de deux à huit semaines de traitement et, par la suite, une grossesse est survenue chez 11 des femmes (Brown et al, 2002).
 
 

Le thé vert :

Nom scientifique : Camellia sinensis
Famille : Théacées
Partie(s) utilisée(s) : Les feuilles et parfois les bourgeons.
Origine : Originaire d'Asie, le thé est maintenant aussi cultivé en Afrique et en Amérique du Sud.
Propriétés biologiques :
 
Le thé possède de nombreuses vertus et plus particulièrement chez la femme ménopausée. En effet, la consommation de thé est utile pour lutter contre l’ostéoporose et permet également une certaine relaxation.
 

Activité phytoestrogénique :

 
L’infusion obtenue à partir de feuilles de thé contient des phytoestrogènes. Ils ont été identifiés comme appartenant à la famille des isoflavonoïdes et des lignanes (Mazur, 1998). La consommation de thé est liée à la capacité d’augmenter la production d’équol (Miyanaga et al, 2003).
 
Le thé vert semble posséder une activité contre les cancers du sein et cela supérieure au thé noir. Des études ont montré qu’un concentré phytochimique de soja et du thé vert pouvaient inhiber la progression de cancers oestrogéno-dépendant du sein (Zhou et al, 2004).
 

Action sur l’ostéoporose :

 
La densité minérale osseuse est influencée par des composés tels que la caféine, les phytoestrogènes et le fluoride contenus dans l’extrait de thé (Wu et al, 2002).
 
Selon une étude réalisée en Angleterre sur 1256 femmes de 65 à 76 ans, les os des femmes qui boivent au moins une tasse de thé vert par jour paraissent cinq ans plus jeunes que ceux des femmes qui n’en boivent pas. Leur pourcentage de densité osseuse est aussi 5% plus élevé, ce qui peut signifier 10 à 15% moins de risque de fractures (Hegarty et al, 2000). Selon cette même étude, l’effet protecteur du thé pourrait être causé par la présence d’isoflavonoïdes.
 

Action relaxante :

 
La consommation de thé permet de se relaxer et se délasser. Ces effets sont fortement appréciés lors de la ménopause. Les flavonoïdes bénéfiques pour la santé provoquent une vasodilatation des vaisseaux capillaires, d’où un effet relaxant. Ils sont présents aussi bien dans le thé normal que dans le thé sans caféine.
 

Action antioxydante :

 
Les feuilles de thé contiennent des quantités appréciables de composés biologiquement actifs qui possèdent de puissantes propriétés antioxydantes appelés polyphénols. La consommation régulière de thé pourrait ainsi offrir une protection contre les maladies cardiovasculaires. De même, l’utilisation de thé vert protège les composés cellulaires comme les lipides et les protéines contre les modifications oxydatives. Des études montrent que le thé vert protège le sérum sanguin contre le stress oxydatif produit par l’éthanol ainsi que le vieillissement (Luczaj et al, 2004).
 
 

Laminaria digitata :

 
En France, les algues sont utilisées traditionnellement en phytothérapie et depuis quelques années comme aliment non traditionnel.
 
 
Laminaria digitata encore appelée Kombu figure parmi les plus grandes algues retrouvées dans le littoral européen.
 
Mode d'action :

 
Le mécanisme des effets des mucilages des algues (acide alginique, mannanes) peut se décrire de la façon suivante: ces mucilages inhiberaient l'absorption des acides biliaires et du cholestérol en se liant avec ces substances favorisant ainsi leur excrétion fécale (Abe et al, 1969).
 
De plus, la caractère hydrophile de ces mucilages entraîne une augmentation de la masse fécale dans le colon et une réduction du temps de transit du contenu intestinal. Ces effets ont pour conséquence une diminution de l'absorption et augmentation du catabolisme des stérols provoquant une diminution du cholestérol plasmatique et hépatique.
 
Les laminaires constituent une source d'acides aminés iodés ou soufrés et de stérols de type β-sitostérols ou β-fucostérols qui ont également la capacité à réduire le taux de cholestérol dans le sang.