ARTROCEAN®

 « Une aide pour votre confort articulaire »
 
Ingrédients actifs : poudre de carapace de crevette, hydrolysats de collagène marin et tissus de poisson, poudre de cartilage de raie, extrait de pousse de bambou, protéinates de blé, sulfate de manganèse, carbonate de cuivre, gélule végétale.
 
ARTROCEAN® se présente sous la forme d’une boîte de 200 gélules de 525 mg chacune

ARTROCEAN® est un complément alimentaire qui intervient dans les fonctions physiologiques liées aux articulations. Il est destiné aux personnes souffrant de problèmes articulaires.
 
 

Qu’est-ce que le cartilage articulaire ?

 
Il est essentiellement formé d’eau (70 à 80 % du poids humide), de protéoglycanes (PG) et de collagène. Les cellules ne représentent qu’environ 1 % du volume du cartilage adulte.
 

Les protéoglycanes :

 
Ils sont formés d’une protéine axiale (core protein) et d’une ou plusieurs chaînes de glycosaminoglycanes (GAG). Les GAG sont des chaînes polysaccharidiques formées par la répétition de disaccharides constitués d’un sucre amine (hexosamine) et d’un hexuronate (galactose dans le cas du kératane sulfate). Les GAG du cartilage sont l’acide hyaluronique (AH), la chondroïtine sulfate (CS), le kératane sulfate (KS) et le dermatane sulfate (DS).
 
La chondroïtine sulfate et la glucosamine sont souvent utilisées dans le traitement de l’arthrose et sont présentes dans de nombreux suppléments nutritionnels (Hungerford et al, 2000). La sécurité de ces deux composants a été démontrée récemment (Fattah et al, 2001).
 

La glucosamine

 
Les recherches sur les effets de la glucosamine sur le cartilage articulaire remontent aux années 70. Plus récemment, plusieurs études ont mis en évidence les effets positifs de la glucosamine et de ses dérivés sur le métabolisme du cartilage chez des modèles animaux (Halbekafh et al, 2001 ; Ilic et al, 2003 ; Largo et al, 2003).
 
 
En effet, l’organisme utilise la glucosamine pour synthétiser des protéoglycanes et des glycosaminoglycanes dans la matrice du cartilage. De plus, la présence de glucosamine permet de stimuler les chondrocytes dans la production de cette substance. Par ailleurs, la glucosamine pourrait également aider à prévenir la dégradation du collagène en inhibant l’action de certaines enzymes comme la collagénase ou la phospholipase (Hungerford, 1998). Ainsi, en bloquant certains mécanismes, la glucosamine retarde la progression de la maladie et soulage les symptômes. L’effet bénéfique semble intervenir au bout de quelques semaines.
 
 
Une étude en double aveugle menée sur 310 personnes atteintes d’arthrose a montré qu’après 90 jours de traitement la glucosamine était aussi efficace que le piroxicam, un médicament utilisé dans le traitement de cette maladie (Rovati et al, 1994).
 
 
Dans une autre étude portant sur 178 personnes atteintes d’arthrose, un groupe a été traité avec 1.5 g de sulfate de glucosamine tandis que l’autre groupe recevait 1.2 g d’ibuprofène. A nouveau, la glucosamine  a montré la même efficacité à soulager les symptômes que l’ibuprofène (Qui et al, 1998).
 
Une étude plus récente a montré qu’une supplémentation quotidienne de 1.5 g de sulfate de glucosamine permettait de ne pas perdre de cartilage supplémentaire et la douleur ainsi que la mobilité étaient sensiblement améliorées (Bruyère, 2004).
 

La chondroïtine

 
Tout comme la glucosamine, la chondroïtine attire l’eau dans la matrice du cartilage et stimule la production du cartilage. De même, elle a la capacité d’empêcher les enzymes de dissoudre le cartilage. Bien que l’absorption de la chondroïtine soit plus faible que celle de la glucosamine, quelques études ont montré de très bons résultats avec des traitements de longue durée qui ont réduit la douleur et augmenté l’étendue des mouvements.
 
 
 

Chondroïtine sulfate

 
 
Une étude menée sur 85 personnes atteintes d’une arthrose au genou a montré une amélioration chez 69% des personnes recevant de la chondroïtine. De même, ces personnes ont été capables d’améliorer graduellement leur vitesse de marche (Bucsi et al, 1998).
 
 
 
119 personnes avec une arthrose de l’articulation des doigts ont été suivies pendant trois ans. Elles ont reçu, trois fois par jour, 400 mg de sulfate de chondroïtine ou un placebo. Des radiographies des articulations ont été faites au début de l’étude, puis une fois par an. A la fin de l’étude, le nombre de patients dont la maladie avait progressé était nettement moins important dans le groupe traité avec le sulfate de chondroïtine que dans celui du placebo (Verbruggen et al, 1998).
 

Extrait de bambou

 
Sa richesse naturelle en silicium hautement assimilable en fait un allié important dans le bien-être des articulations.
 
 
En effet, l’extrait de bambou (Bambusa arundinacea) est la plus riche des sources connues de silice contenant plus de 40% de silice organique. Ceci est plus de 6 fois le niveau retrouvé dans la prêle des champs (equisetum) très largement utilisée qui contient environ 5 – 7% de silice.
 
Or, le silicium est un composé important pour les articulations. En effet, il se retrouve dans les glycosaminoglycanes et la chondroïtine sulfate (constituants majeurs du cartilage) et également dans l’acide hyaluronique qui représente la macromolécule la plus riche en silicium de l’organisme. Le silicium participe ainsi au renouvellement du cartilage et à sa reconstruction.
Il agit également favorablement sur les tendons et les ligaments. De plus, des études semblent indiquer un rôle anti-inflammatoire du silicium.
Le collagène
 

Structure générale du collagène :

 

Chaque molécule de collagène est composée de trois chaînes α caractérisées par une séquence répétitive Gly-X-Y, X et Y étant respectivement une proline et une hydroxyproline dans 30 % des cas. Cette structure primaire entraîne la formation d’une hélice gauche. L’association des trois chaînes entre elles entraîne la formation d’une super hélice droite.
 
En association avec la chondroïtine sulfate et la glucosamine, les effets  du collagène sont bénéfiques dans la diminution de la sensation de douleur des patients dès 60 jours de traitement ainsi qu’une diminution de leur consommation en analgésiques (Adam, 1991).
 
Le collagène hydrolysé présente des effets plus importants sur la gonarthrose et chez les patients souffrant d'arthrose sévères (Seeligmuller and Happel, 1989).
 
Par ailleurs, le collagène possède un effet analgésique car il agit sur l'inhibition de la transmission de la douleur. Il permettrait également de réduire la libération des facteurs d'irritation et des médiateurs de l'inflammation dans les articulations (Adam, 1991). Ainsi, le collagène permettrait par son apport en acides aminés, de diminuer la douleur en permettant la reformation des fibres de collagène et conduirait à une amélioration de l'état du cartilage.
 
L'étude de Trentham en 1993 a montré un effet positif du collagène sur les articulations gonflées (Trentham, 1993).
 

Activité antioxydante :

 
Certaines études in vitro ont démontré une activité antioxydante du collagène. Il est ainsi recommandé pour contribuer à la régénération des tissus, de la peau et des cartilages.
 
Par ailleurs, des études cliniques ont mis en évidence une meilleure assimilation de l'hydrolysat de collagène ce qui le rend efficace même à des doses faibles.
 

Effet sur le développement osseux :

 
Le collagène hydrolysé associé à la calcitonine aurait un effet bénéfique sur l'ostéoporose (Adam et al, 1996).
 
Utilisation :
 
Les études cliniques montrent qu'une dose quotidienne de 3 à 8g sur une durée de 3 à 12 mois présente des effets positifs sur les patients souffrant d'ostéoporose et d'arthrose.
 

L’élastine

 
L'élastine est une protéine du tissu conjonctif et des ligaments. Elle est obtenue par hydrolyse enzymatique ménagée à partir des tissus conjonctifs de certaines espèces de poisson.
 
Cette forme hydrolysée permet une meilleure assimilation et donc plus de 90% de la quantité d'élastine administrée est assimilée (Jacob et Godeau, Inserm, Val de Marne).
 
L'élastine est une protéine de la matrice extracellulaire riche en certains acides aminés, riche en glycine et en proline, très hydrophobe, réticulée, et enroulée. Il s’agit d’une  substance d’ancrage qui contribue à  l’adhésion entre les différents constituants cartilagineux. Elle est caractérisée par la présence de desmosine et d'isodesmosine.
 
 
Les molécules d'élastine sont sécrétées dans l'espace extracellulaire par les cellules mésenchymateuses et reliées entre elles par des liaisons covalentes, formant un réseau tridimensionnel capable de grandes variations de taille et de forme, ce qui lui confère son élasticité. Les glycoprotéines de la matrice jouent un rôle dans l'organisation des fibres en se liant à l'élastine.
 
D'autre part, les longues fibrilles inextensibles de collagène sont entrelacées aux fibres élastiques afin de limiter l'ampleur de l'étirement et d'empêcher ainsi le déchirement du tissu.
 
Au-delà de son action mécanique, l'élastine a un rôle dans la morphogenèse vasculaire. L'élastine mature est extrêmement stable et son renouvellement tellement lent que certains chercheurs considèrent que l'on possède un capital d'élastine diminuant tout au long de la vie.
 
Constituant du tissu conjonctif et des ligaments, l’élastine peut être utilisée dans le traitement du vieillissement. Elle peut être utilisée dans la régénération des ligaments et peut contribuer à donner de l’élasticité et limiter ainsi leur vieillissement.
 
L’élastine est composée de polypeptides et  a, de ce fait, des propriétés antioxydantes. En effet, selon Hattori, l’élastine présenterait une activité anti-oxydative sur la dégradation des lipides et peut donc contribuer à limiter le vieillissement des tissus.
 
Enfin, certains acides aminés de l’élastine  ont une affinité avec les ions calcium et permettent donc de limiter l'artériosclérose en évitant la calcification de l'élastine aortique (Starcher et al, 1973).
 

Manganèse et cuivre

 
Le manganèse associé au cuivre participent à l’élaboration des protéoglycanes et du collagène, molécules essentielles de la réparation du cartilage.
 
Le manganèse est un des cofacteurs permettant l'activité anti-inflammatoire de la super-oxyde-dismutase (SOD). Aucune étude n'a encore mis en évidence l'activité thérapeutique directe du manganèse, mais cette substance a une activité anti-allergique puissante, et semble abaisser la réceptivité des allergènes alimentaires. C'est probablement à ce titre que son action peut se justifier dans le traitement de la polyarthrite chronique.
 
Le cuivre est également un des cofacteurs qui rendent actif la SOD. Sa carence peut entraîner une plus grande sensibilité tissulaire à l'agression des radicaux libres.
 
Ainsi, le cuivre agirait en enrayant le processus inflammatoire, et en augmentant la quantité d'antioxydants. De plus, il favorise la réparation du cartilage. D'ailleurs, des médicaments à base de cuivre sont indiqués dans le traitement de l'arthrose car cet oligo-élément a montré qu'il réduisait la douleur de 30 % dès le premier mois et jusqu'à 50 % au bout de 4e mois. Or il possède l'avantage d'être bien toléré par l'estomac, ce qui n'est pas forcément le cas des anti-inflammatoires couramment utilisés contre l'arthrose.
 

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Bibliographie

 
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